Chers amis,
 
J'étais très choqué de lire ce que André Chouraqui dit dans son interview qui suit, je vous invite à la lire.. avec le commentaire de mon ami Manfred-C. Stricke qui a très bien montré le vrai visage de ce bon homme qui se disait Intellectuel???????????
 
Avec mes meilleures veoux.
 
P. Raed
 
© Dernières Nouvelles d'Alsace, Jeudi 7 Juin 2001

INTERVIEW
 

André Chouraqui
 

" Les trois messages de l'Alliance "+(1)

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Le traducteur de la Bible hébraïque, des Évangiles et du Coran, à Strasbourg ces jours-ci, appelle les trois traditions religieuses à renouer " une Alliance " pour la paix de l'humanité.
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- Vous publiez un vibrant appel à l'Alliance alors que le conflit reprend au Proche-Orient, où vous vivez. Ce n'est pas une douleur particulière pour vous ? -
- C'est un conflit absurde et qui dure, depuis des siècles (2), et qui s'est aggravé quand les Nations-Unies ont recommandé, pour résoudre le problème palestinien, la création de deux États. Les Juifs ont accepté (3). Les Palestiniens ont refusé et mobilisé cinq armées arabes pour " jeter les Juifs à la mer ". Cette erreur a été fatale (6) pour le peuple palestinien. Aujourd'hui Arafat voudrait contraindre Israël à accepter ses solutions à lui (4). -
- Arafat est passé à Paris. C'est quelqu'un que vous n'avez jamais rencontré ? - Je n'ai pas voulu. Je voyais trop ce qui allait se passer. C'est Pierre Mendès-France qui avait souhaité, à l'époque, me le faire rencontrer, mais je n'ai pas commis cette erreur (5)
- Vous avez pourtant rencontré des leaders du monde arabe dont vous dites du bien dans votre dernier livre, Anouar el-Sadate ou le roi Hassan II du Maroc ? - C'est tout à fait autre chose. Ce qui me navre, c'est qu'Arafat fait le malheur de son peuple (7).
 

Menaces de mort

- Traducteur de la Bible hébraïque, des Évangiles, du Coran, vous dites n'y avoir jamais trouvé un seul verset -en dehors du contexte historique- qui incite à la violence, au meurtre, à la calomnie ? -
- Ces trois messages sont les messages de l'Alliance. Et on fait Alliance avec amour et justice. C'est ce qui arrivera car on n'a aucune autre voie que ce feu de l'Alliance, qui réchauffe ou qui brûle (8). L'urgence de cet appel vient des menaces de mort qui pèsent sur l'humanité entière (9). Il serait dramatique d'annihiler l'adorable liturgie de la création. -
- On cite parfois des passages du Coran très durs, qui justifieraient le fanatisme ? -
- C'est une mauvaise interprétation. La même erreur que celle qu'a commise le christianisme avec l'Inquisition. Même dans la Bible hébraïque, vous avez des passages qui traitent Israël plus durement que ne l'ont jamais imaginé tous les antisémites du monde ! -
- Comment avez-vous vécu le déplacement du pape Jean Paul II en Israël et en Palestine il y a un an ? -
- J'ai rencontré quatre ces cinq derniers papes . J'ai vu Jean Paul II quatre fois, et à chaque fois avec un accueil de plus en plus chaleureux de sa part. C'est dire combien j'ai été heureux de cet aboutissement. Car dès la première fois, je l'avais invité, au nom du gouvernement d'Israël et de la ville de Jérusalem [dont André Chouraqui fut vice-maire], à faire ce pèlerinage. Il m'a répondu qu'il n'avait pas de voeu plus profond. Il a réussi. C'est une révolution pour l'Église. Je considère que ce pape est l'un des plus importants de l'histoire du christianisme.
 

Abandonner le passé

- Quand vous parlez de vie ou de mort de l'humanité, vous êtes inquiet ou optimiste ? -
- Il faut abandonner le passé, mort ou mortel, et revenir au fond de la Bible, qui est l'Alliance. Le juif, le chrétien, le musulman -et tous les autres, bouddhistes, taoïstes...-, par le simple fait d'être créés à l'image de Dieu, doivent retrouver ensemble ce chemin. Ces idées, qui ne m'appartiennent pas, car elles viennent de la Bible et du Coran, doivent devenir un vrai mouvement qui révolutionne ce millénaire.
- Propos recueillis par Jacques Fortier
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* André Chouraqui, Mon Testament/ le feu de l'Alliance, éditions Bayard, 200 pages, 120 F/ 18,29 þ.
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© Dernières Nouvelles d'Alsace, Jeudi 7 Juin 2001.

Commentaires mcs :
1/ le temps serait peut-être venu de tenir compte des travaux des chercheurs et de parler des véritables origines de la Bible. Selon Fabre-d'Olivet - la grammaire hébraïque restituée, fin du 18e siècle - Moïse aurait eu l'honnêteté - si on traduit la bible honnêtement - de reconnaître qu'il avait utilisé au moins 3 livres précédents
2/ on peut dire que c'est le plus long conflit du monde ayant survécu; pas un bon certificat pour les participants; d'ailleurs Nahum Goldmann, co-fondateur du Jewish Word Congres, avait dit que le conflit palestinien était insoluble, étant donné que les Sémites ne connaissaient pas le pardon (interview dans Der Stern). Il connaîtra donc périodiquement des phases d'extermination (mais aucun des participants n'arrivera probablement à exterminer complètement l'autre comme les Hébreux pensaient l'avoir fait avec les Amalécites).
3/ si on lit bien les livres de Nahum Goldman (un homme d'Etat sans Etat), on voit bien comment les juifs, à partir du début de ce siècle, ont noyauté les Etat avancés, de la Russie aux Etats Unis, la Société des Nations, l'ONU. Rien de plus ridicule et de plus pervers que la phrase "les Nations-Unies ont recommandé [..] la création de deux Etats. Les Juifs ont accepté".
4/ Arafat serait bien content si les Israéliens acceptaient toutes les résolutions de l'ONU. Or ils n'en acceptent aucune
5/ pour un sémite comme les décrits Nahum Goldmann, il ne faut évidemment pas discuter avec un ennemi, ni une victime précédemment diabolisée, il faut l'éliminer (càd pousser hors des frontières terrestres, et si cela ne va pas, hors de la vie). Un Chouraqui ne parlera ni à Arafat ni à aucun de ses successeurs qui prétendra vouloir empêcher l'esclavage total des Palestiniens (esclavage déjà presque parfait aujourd'hui)
6/ Résister à un occupant est une erreur fatale quand l'occupant est le peuple élu; l'acte juste pour les Palestiniens serait de faire leur valise et de partir vivre dans le désert, nourris et soignés par la communauté internationale, une communauté entretenant un réservoir de main-d'¦uvre pour les Israéliens payant des salaires chinois.
7/ tous ceux qui cèdent, trahissant leur compatriotes, deviendront dans l'histoire de grands rois et de grands papes. Tous ceux qui résistent seront oubliés, ou leur mémoire calomniée (comme les Pharaon qui accueillir les Hébreux mourrant de faim, ou simplement toujours à la recherche de verts patûrages, avec, pour l'Egypte, des systèmes d'irrigation construits par d'autres.
8/ vocabulaire de charlatan et de marabout
9/ c'est chic de parler des menaces de mort qui pèsent sur l'humanité entière quand chez soi, on va à la chasse aux Indiens.
10/

Manfred-Christian Stricker
7, rue Fort Kléber
67202 Wolfisheim/ Strasbourg
email : orwell@evc.net
                                                          le 7 juin 2001

Monsieur Alain Howiller
Directeur-Rédacteur en chef des DNA
Strasbourg

Conc.: interview d'André Chouraqui, par Jacques Fortier, DNA du 7 juin

Monsieur le Rédacteur en chef,

Quand on lit les propos d'André Chouraqui, traducteur de la Bible hébraïque,
des Evangiles chrétiens et du Coran, on a l'impression que ce n'est pas la
Bible qu'il a traduite, ou qu'il ne l'a pas lue entièrement, ou pas compris
l'essentiel, ou tout simplement qu'il a utilisé des nègres. La Bible a
toujours été un bon business pour les éditeurs.

Chouraqui avait eu l'audace, en traduisant les Psaumes, de traduire
"méchant" par "assassin", étant donné, avait-il expliqué dans une émission
de télévision du rabbin Eisenberg, que le méchant finit toujours par tuer.

Le journaliste Jacques Fortier a mis Chouraqui à l'épreuve, et fort
intelligemment, sur l'affaire de Palestine. Chouraqui est tombé dans le
panneau, comme on dit, totalement.

Pour lui les Israéliens qui ont rasé 400 villages palestiniens, musulmans et
chrétiens, chassé près de deux millions d'habitants là depuis des
millénaires, rasent aujourd'hui les oliveraies, détruisent patiemment des
centaines de maisons, occupent la partie la plus fertile - 40% - du camp de
concentration et de travail qu'est Gaza, arrosent leurs pelouses et
remplissent leurs piscines sur des terres confisquées alors que les
Palestiniens doivent rationner leur eau, visent les yeux d'enfants pour les
éborgner, et les genoux d'enfants pour les estropier et faire des
Palestiniens un peuple d'invalides, ces Israéliens ne sont même pas les
méchants des Psaumes, ce sont des victimes.

L'un des meilleurs papes de la chrétienté, c'est Jean-Paul II qui l'a reçu,
lui, Chouraqui, quatre fois - pas trois - "avec un accueil de plus en plus
chaleureux", un pape qui reste presque silencieux - pas tout à fait il est
vrai - devant l'épuration ciblée dont les chrétiens de Palestine sont
victimes pour priver les Palestiniens de leur élite (60% de chrétiens en
moins en un demi siècle, à Jérusalem, opération totalement réussie dans une
vingtaine d'années, selon le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Sabbah).

Et ces malheureux Palestiniens sont en réalité victimes non pas de ces bons
Israéliens, mais de leur chef Arafat (que Sharon voulut déjà une fois
liquidr, lors de son évacuation de Beyrouth par les Français).

Non, Nietzsche, me semble-t-il, ne classerait pas ce Chouraqui parmi les
aristocrates. Probablement nettement dans le camp opposé. Qu'est-ce qu'il
est difficile, en certains lieux, de rencontrer un aristocrate. Même pas à
crédit. Je vais remettre ma bible de Chouraqui sur le marché (j'aurais dû le
faire avant la publication de cette interview, car maintenant le cours va
probablement s'effondrer en Alsace).

Veuillez agréer, Monsieur le Rédacteur en chef, l'expression de mes
sentiments distingués.

Manfred-C. Stricke