L'identité des Eglises Orientales Catholiques et la coordination entre elles

Patriarch Michel Sabbah, Jerusalem

Chapitre I

1. L'identité de nos Eglises

Nos Eglises Catholiques dans cette région sont orientales dans leurs racines, leur patrimoine apostolique, patristique, liturgique et spirituel commun avec les Eglises Orthodoxes súurs et elles sont en communion totale avec l'Eglise universelle. Dans la diversité de leurs traditions et de leurs expressions de foi, elles portent les valeurs chrétiennes évangéliques vivantes. En conséquence, les congressistes recommandent:

1. La fidélité aux divers patrimoines, et leur adoption en tant que bases de renouveau dans les instituts de formation théologique et spirituelle, et aux différents niveaux d'action pastorale.

2. Approfondissement de la pensée théologique patristique commune.

2. La coordination entre nos Eglises Catholiques d'Orient

Pour renforcer la communion ecclésiale, unifier les efforts et coordonner l'action, dans de nombreux domaines ecclésiaux entre nos différentes Eglises Catholiques d'Orient, les congressistes recommandent:

3. L'institution d'une fédération entre les Assemblées des Patriarches et Evêques Catholiques se trouvant actuellement dans les pays du Moyen-Orient.

4. La Formation d'un organe commun pour encourager et coordonner le travail pastoral, en particulier dans les pays qui comptent différentes églises.

3. L'autorité des Patriarches à l'extérieur des Patriarcats

Un grand nombre de fidèles orientaux ont émigré et se sont installés dans les pays de la diaspora. Ces fidèles sont un prolongement organique de leurs Eglises. Puisque les Patriarches sont les Pères et les chefs de leurs Eglises, les congressistes recommandent ce qui suit:

5. Ćuvrer à ce que l'autorité des Patriarches s'étende à tous leurs fidèles, où qu'ils se trouvent.

4. Organe exécutif du Conseil des Patriarches Catholiques d'Orient

Vu la nécessité d'assurer le suivi pratique des recommandations de ce Congrès, les congressistes recommandent ce qui suit:

6. La formation d'un organisme exécutif relevant du Conseil des Patriarches Catholiques d'Orient comprenant des représentants des Eglises membres. Sa tâche consisterait:

1.. A veiller à l'exécution des recommandations de ce congrès.

2.. A assurer la coordination entre les commissions.

3.. A préparer d'autres congrès.

7. La tenue régulière de Congrès sur des thèmes déterminés.

Chapitre II

La Vie Ecclésiale

5. Vers une nouvelle évangélisation

Au seuil du troisième millénaire, nos Eglises sont invitées à renouveler leur vigueur spirituelle et à témoigner du Christ dans un monde en mutation qui exige une nouvelle évangélisation. Par conséquent, les congressistes recommandent ce qui suit:

8. Centrer l'annonce évangélique sur le témoignage de vie, à travers les institutions ecclésiales, pédagogiques et sociales.

9. Nourrir la foi des fidèles, par une connaissance théologique plus profonde du mystère du salut dans le Christ, pour les faire passer de l'appartenance sociologique à une religion héritée et d'une pratique superficielle, à une foi vivante et au témoignage.

10. Préparer le clergé, les religieux et religieuses ainsi que les laïcs à une nouvelle évangélisation, conforme aux exigences de l'époque et ayant recours aux moyens modernes.

11. Soutenir le Comité de Catéchèse de l'Eglise Catholique dépendant du Conseil des Patriarches Catholiques d'Orient.

6. La Bible

La Bible étant Parole de Vie et source essentielle de renouveau spirituel des fidèles, les congressistes recommandent de:

12. Soutenir la «Fédération Biblique Catholique au Moyen-Orient» spirituellement, moralement et matériellement.

13. Intensifier les cercles d'études bibliques à tous les niveaux dans les éparchies et paroisses.

14. Rédiger une traduction arabe unifiée de la Bible, et l'utiliser dans la liturgie et la catéchèse.

15. Célébrer la Journée Mondiale de la Bible.

16. Subventionner le prix de la Bible pour la mettre à la portée de tous les croyants.

17. Appuyer un projet de traduction de la Bible en langue persane.

7. La Liturgie

La liturgie occupe une place importante dans la vie ecclésiale des croyants. Elle est une des sources de leur vie spirituelle. Bien que nos liturgies soient riches de textes de valeur, il n'en demeure pas moins qu'elles sont aujourd'hui relativement hors de la portée de nos croyants, et en moindre harmonie avec notre monde actuel. Par conséquent, les congressistes recommandent ce qui suit:

18. Travailler à une réforme liturgique des textes et des symboles, en conciliant tradition et exigences de l'époque, afin d'assurer une participation vivante et réelle des fidèles, notamment des jeunes.

19. Publier des bulletins hebdomadaires, destinés à permettre aux fidèles de mieux comprendre l'office divin, et d'en profiter pleinement.

20. Former des spécialistes afin d'animer les diverses célébrations liturgiques.

21. Unifier le texte du Credo dans les liturgies des Eglises Catholiques d'Orient.

22. Adopter la formule du «Notre Père» approuvée par le Conseil des Patriarches Catholiques d'Orient, en s'appuyant sur les synodes propres à chaque Eglise.

8. L'esprit missionnaire

«Toute Eglise vivante est une Eglise missionnaire» affirme Jean-Paul II. En conséquence, les congressistes recommandent ce qui suit:

23. Encourager et promouvoir les vocations missionnaires, et inviter les évêques et supérieurs d'ordres religieux à consentir aux sacrifices exigés par cet engagement.

24. Préparer des missionnaires pour répondre à tous les appels d'où qu'ils proviennent.

9. Les activités pastorales

Vu la nécessité des activités pastorales dans tout domaine (enseignement, prédication, publications, chants religieux et célébrations liturgiques), les congressistes recommandent ce qui suit:

25. Suivre avec soin ces activités et s'y préparer. Insister, au niveau de la formation théologique, sur les deux dimensions pastorale et úcuménique.

26. Avoir recours aux moyens modernes; utiliser un langage à la portée de notre société.

27. Former une commission conjointe pour coordonner l'action pastorale entre les paroisses ou éparchies d'une même région.

Chapitre III

L'Engagement Apostolique et Pastoral

10. La relation des ordres religieux avec l'Evêque et entre eux

Convaincus que l'évêque est le chef de l'Eglise locale et le père spirituel de tous ses membres, y compris des religieux et religieuses, et étant entendu que l'action apostolique est l'un des buts de nos ordres et congrégations religieuses, les membres du Congrès recommandent ce qui suit:

28. Etablir une structure de coopération et de service communs, entre les évêques et les ordres religieux, respectueuse des particularités de chaque ordre et des règlements en vigueur.

29. Faire participer les supérieurs et supérieures des instituts religieux, ou au moins les conseils exécutifs qui en émaneraient, aux réunions des Assemblées des patriarches et évêques catholiques dans chaque pays.

30. Encourager et développer la coordination actuelle entre les Assemblées des ordres religieux au Moyen-Orient, et ce afin:

1.. d'échanger expériences et compétences dans les domaines spirituel et culturel.

2.. de bien utiliser les capacités et d'éviter dispersion et concurrence.

3.. de dynamiser la coopération missionnaire.

4.. de répondre aux appels lancés par les pays où les religieux manquent.

11. Les Laïcs

Les laïcs sont membres du Corps du Christ. Ils ont un rôle effectif dans l'Eglise, mis en évidence par le Concile Vatican II ainsi que par le Code de Droit Canonique Oriental. Aussi, les congressistes recommandent ce qui suit:

31. Valoriser le rôle des laïcs dans l'Eglise, en les sensibilisant et en les faisant participer aux décisions importantes, là où les lois le permettent.

32. Créer les conseils prévus par les lois de l'Eglise, au niveau des paroisses, des éparchies et des patriarcats et tirer profit des compétences des laïcs dans les domaines spirituel, apostolique, pastoral, intellectuel, économique et autres.

12. La Famille

La famille chrétienne étant une «église domestique» qui transmet le dépôt de la foi, les congressistes recommandent ce qui suit:

33. Animer la prière au sein des familles, et mettre à leur disposition les livres appropriés.

34. Former une commission pour la Famille au niveau de toutes les Eglises Catholiques du Moyen-Orient. Son objectif: étudier et programmer tout ce qui a trait à l'accompagnement spirituel et social de la famille.

35. Créer au Moyen-Orient un Institut d'études pastorales pour la famille, afin de former des spécialistes pour cet apostolat.

36. Créer un organe dans chaque paroisse ou éparchie, afin de préparer les futurs époux au mariage et de suivre les familles.

13. La Femme

Dans certains domaines et lieux géographiques, la femme souffre d'une dévalorisation de son rôle, et se trouve privée de certains de ses droits fondamentaux. Le Christ a rendu à la femme sa dignité et l'Eglise «est fière d'avoir magnifié la femme et de l'avoir libérée» (Concile Vatican II). Les membres du Congrès recommandent ce qui suit:

37. Encourager et promouvoir la formation de la femme afin qu'elle prenne pleinement conscience de son importance et de son rôle dans la famille, la société et l'Eglise.

38. Encourager sa participation à la vie de l'Eglise, et lui attribuer un rôle plus important en lui confiant des postes de responsabilité et de décision, conformément à ses talents et capacités.

39. Promouvoir le rôle de la femme consacrée dans le travail pastoral, apostolique et administratif de l'Eglise.

14. La Jeunesse

Les congressistes ont accordé une attention particulière à la jeunesse, espoir et avenir de l'Eglise, et recommandent ce qui suit:

40. Faire participer les jeunes à toutes les activités apostoliques et administratives, conformément aux lois ecclésiales, à condition qu'ils y soient suffisamment préparés.

41. Les encourager à adhérer aux organisations laïques de jeunesse et aux nouveaux mouvements et institutions catholiques adéquats.

42. Encourager les rencontres de jeunesse chrétienne en Orient, à l'instar des «Journées Mondiales de la Jeunesse».

15. L'Emigration

L'émigration des chrétiens peut avoir ses avantages. Cependant elle reste une plaie ouverte affaiblissant nos pays et Eglises, et par conséquent notre présence en Orient. Les congressistes recommandent donc ce qui suit:

43. Créer un bureau d'études et de travail dont l'objectif serait:

1.. de trouver les moyens efficaces pour freiner l'émigration

2.. de coordonner avec les institutions civiles et ecclésiales concernées.

44. Multiplier les efforts afin de limiter l'émigration, et ce:

1.. En agissant pour une vie digne et un climat de liberté.

2.. En encourageant les chrétiens, et plus spécialement les jeunes, à s'attacher à leurs racines religieuses et nationales.

3.. En les aidant à prendre conscience de leur vocation à témoigner dans leurs patries.

45. S'occuper de nos fidèles dans les pays de la diaspora, en leur envoyant prêtres, religieux et religieuses capables de les aider à préserver leur identité ecclésiale et leur patrimoine propre; en les encourageant à communiquer avec leur pays d'origine, en coordination avec les Eglises des pays d'accueil.

Chapitre IV

Le Dialogue

16. L'engagement úcuménique

La division entre les Eglises fut l'une des causes de leur affaiblissement et demeure un obstacle à l'efficacité de leur mission et de leur témoignage.

Toutefois, le mouvement úcuménique au XXe siècle, est un signe de l'action de l'Esprit, qui rassemble en la personne du Christ les enfants de Dieu dispersés. C'est ce que confirment le Concile Vatican II, les appels lancés par les Papes et les Patriarches Catholiques d'Orient dans leurs lettres (Mystère de l'Eglise, Mouvement Ćcuménique). A la lumière de ce qui précède, les congressistes recommandent ce qui suit:

46. Prier pour l'unité, non seulement durant la semaine consacrée annuellement à cet effet, mais également dans la liturgie de la messe et à toutes les occasions où les chrétiens sont réunis.

47. Exposer clairement la théologie orientale et la diffuser dans les instituts théologiques.

48. Encourager à entreprendre les études et recherches théologiques en collaboration avec les Eglises orthodoxes súurs.

49. Insister sur la dimension úcuménique dans la formation des pasteurs, religieux, religieuses et laïcs et assurer le suivi continu de cette formation au niveau des évêques, prêtres et diacres.

50. Renforcer le «dialogue de foi» par le «dialogue de charité» dans les domaines du service et du témoignage commun.

51. Appliquer les recommandations pratiques énoncées dans le document de Balamand (1993), notamment aux niveaux pastoral et catéchétique.

52. Créer un Institut scientifique, chargé de mettre en évidence le patrimoine ecclésial oriental commun et de le vivifier.

53. Clarifier le rôle des Eglises Catholiques d'Orient dans les dialogues bilatéraux entre l'Eglise Catholique et les Eglises Orthodoxes súurs.

54. Faire participer plus effectivement les Eglises Catholiques Orientales au dialogue et au travail úcuménique local avec les Eglises Orthodoxes súurs.

55. Former une commission théologique chargée de clarifier les modalités de l'exercice de la mission de l'Evêque de Rome, au service de la communion des Eglises, conformément au désir formulé par le Saint-Père.

56. Ćuvrer à l'unification de la date de Pâques entre toutes les Eglises d'Orient, au moins au niveau d'un même pays, et spécialement à l'occasion du Jubilé de l'An 2000.

17. La participation à la citoyenneté

Nous, Chrétiens d'Orient, de par notre histoire et appartenance géographique, avons contribué et contribuons toujours au fil des siècles à l'édification de la civilisation et de la culture de nos sociétés. D'où les congressistes recommandent ce qui suit:

57. Approfondir notre appartenance à nos sociétés contemporaines et encourager l'engagement politique et social, et tout ce qui contribue au développement et au progrès de ces sociétés à tous les niveaux.

58. Revendiquer le respect des droits individuels et collectifs des chrétiens pour leur permettre de participer pleinement à la vie de leurs sociétés.

18. Les Relations Islamo-Chrétiennes

Conscients du fait que notre présence en Orient est une vocation divine unique à témoigner du Christ et à servir l'homme, et compte tenu de notre coexistence quotidienne avec les musulmans, les congressistes recommandent:

59. Approfondir les raisons évangéliques qui poussent les chrétiens à établir des relations vraies avec leurs compatriotes musulmans, transmettant ainsi les trésors de notre patrimoine humain et spirituel au monde entier.

60. Accorder à la formation au dialogue islamo-chrétien la place qui lui convient dans les programmes des séminaires et des instituts de théologie.

19. Le dialogue Judéo-Chrétien

Entre le Christianisme et le Judaïsme, il existe un patrimoine spirituel commun important: ceci a été confirmé par le Concile Vatican II. Toutefois, le contexte politique pèse sur les relations judéo-chrétiennes et leur confère un caractère ambigu, ce qui a amené les chrétiens d'Orient à éviter le dialogue préférant le laisser aux seuls chrétiens d'Occident.

Sur base de ce qui précède, les congressistes recommandent aux chrétiens de la région en contact avec les juifs:

61. De développer avec eux un dialogue religieux, en tenant compte des exigences de justice et de paix, fondées dans la foi au Dieu unique qui a parlé par les prophètes.

Chapitre V

Le Service social, l'Education et les Médias

20. Le service social

L'Eglise est consciente du fait que les pauvres, c'est à dire les petits et les marginalisés, sont un signe privilégié de la présence du Christ parmi nous. C'est pourquoi l'Eglise leur accorde un amour particulier. Aussi, les congressistes recommandent ce qui suit:

62. Accorder une importance accrue à la doctrine sociale de l'Eglise à tous les niveaux de la formation, de la publication et de l'application.

63. Inciter les responsables à instaurer un régime politique et social juste, garantissant les droits des citoyens, et surtout des faibles et opprimés.

64. Etablir des stratégies de développement communes dans chaque pays, comme au niveau de la région, en coopération avec les fidèles d'outre-mer.

65. Encourager l'échange d'expériences, ainsi que la coordination entre les pays du Moyen-Orient, au niveau de l'action sociale.

66. Créer, dans chaque pays, des fonds de solidarité dans les domaines de la santé, du logement, etc.

21. L'éducation et l'enseignement

Toute personne a droit à l'éducation et à la formation nécessaires qui lui permettent d'avoir une situation digne et active dans sa société, c'est pourquoi les congressistes recommandent ce qui suit:

67. Ćuvrer sérieusement auprès des différents gouvernements pour que l'enseignement de base soit obligatoire et gratuit pour tous.

68. Etablir des fonds communs alimentés par les Eglises et les institutions privées, en vue d'assurer l'enseignement aux plus démunis.

22. La pensée et la culture

Compte tenu de l'appel du Concile Vatican II à vivifier et à répandre le patrimoine des Eglises d'Orient, et conformément à la vocation d'enseignement et de promotion culturelle de l'Eglise, les congressistes recommandent ce qui suit:

69. La création d'une association de penseurs, intellectuels et artistes chrétiens du Moyen-Orient, pour mettre en valeur, revivifier, et répandre le patrimoine oriental et la pensée chrétienne et humaine..

70. La création d'un centre d'études et de recherches scientifiques, issu du Conseil des Patriarches Catholiques d'Orient, dont le rôle serait d'informer le Conseil, pour lui permettre de prendre les décisions adéquates.

23. Les mass-médias

Etant donné l'importance des médias au service de l'évangélisation, et leur impact positif ou négatif sur la mentalité de l'homme contemporain et sur son comportement, les congressistes recommandent ce qui suit:

71. Accorder à ces moyens de communication , sous toutes leurs formes traditionnelles et modernes, l'importance qu'elles méritent au sein des institutions catholiques.

72. Soutenir moralement et matériellement les moyens audiovisuels existant au Liban pour qu'ils parviennent à tous les pays du Moyen-Orient.

73. Donner plus d'importance à la Journée Mondiale de l'Information.

74. Intégrer les matières de mass-médias et des moyens de communication à tous les programmes pastoraux et d'enseignement, notamment dans les séminaires, en s'inspirant des directives de la doctrine sociale de l'Eglise.

75. Etablir des fédérations chrétiennes d'information dans chaque pays, sous la supervision des Assemblées des Evêques.

76. Publier une revue à cachet catholique général, couvrant les activités du Conseil des Patriarches et des Assemblées des Evêques ainsi que tout ce qui intéresse les Eglises d'Orient. Cette revue publiera aussi les documents officiels de l'Eglise.

77. Renforcer le site Internet de l'Assemblée des Patriarches et Evêques Catholiques du Liban, pour qu'il puisse recevoir toutes les informations, nouvelles et études des différents sites ecclésiaux et laïcs en Orient et dans les pays d'outre-mer. Ainsi, ce site central sera une «banque de données» chrétienne.

Chapitre VI

24. Les Droits de l'Homme

La défense des droits de l'homme et de sa dignité par l'Eglise est conforme à sa mission, et confirmée par sa foi que l'homme est créé à l'image de Dieu. Ainsi les congressistes recommandent ce qui suit:

78. Inviter les autorités concernées dans chaque pays à promulguer les lois et à adopter les mesures nécessaires garantissant le respect de la vie humaine, depuis sa conception et à toutes ses étapes.

79. Défendre les droits de tout homme victime d'humiliation et d'oppression, pour des raisons ethniques, politiques, religieuses, idéologiques ou autres.

80. Presser les autorités concernées à traiter humainement les détenus et les prisonniers de guerre.

81. Ćuvrer en vue de promouvoir le respect des droits des enfants dans tous les domaines de la vie et lutter contre toutes les formes d'exploitation dont ils sont victimes.

82. Demander aux autorités d'encourager, par tous les moyens, le retour des déplacés.

83. Activer les commissions «Justice et Paix» et les fonder dans les pays où elles n'existent pas.

84. Créer un observatoire permanent des droits de l'homme au Moyen-Orient, rattaché au Conseil des Patriarches Catholiques d'Orient, qui noterait les réalisations positives ou les violations nécessitant une conscientisation et des prises de position adéquates.