I saw What happened after the Masjed Al-Asks Visit by Sharo
October 5, 2000

Dear friends,

You find hereby the very sincere impressions of Fr. Georges Vimard, a french
priest living and working in the refugee camp of Al-Shati in Gaza. WE thank
him for this testimony and we hope that this christian reading of the events
will help you to understand what is really happining on the ground.. Thank
you Fr. Georges.

Fr. Raed Abusahlia

N.B. You maybe don't know french but at least you can forward this to your
french friends or journalists.
 

« El walad... el walad : l’enfant.... l’enfant  » hurle le père agitant
désespéremment le bras vers les soldats.
Pris dans le feu croisé, Mohammed, 12 ans, s’effondre et son papa, gravement
blessé, est entre la vie et la mort à l’hopital de Gaza.  Mort ? comptez 70.
Blessé; comptez 500.
En cinq jours..

« Netzarim »  Gush Hatif,  traduisez :  40% de la Bande de Gaza, que 5 000
colons
protégés par l’armée, occupent depuis 1967 grâce à Ariel Sharon, déjà lui.
«  El mouftareq al chouhada » Les Gazaouis qui survivent sur les 60%
restant, appellent ce lieu de violences quotidiennes « le carrefour des
martyrs » et, en ces jours sanglants, le carrefour est partout en
Cis-Jordanie: à Naplouse, à Ramallah.à Hébron,à Betlhéhem, partout où se
vérifie chaque jour l’enfermement de plus de deux millions de palestiniens.
.
En 1993, Israel et l’OLP  avaient négocié à Oslo des accords  mettant de
côté les questions qui fâchent pour permettre le redéploiement de l’armée et
la création d’ une « zone »autonome palestinienne.  Six ans plus tard, les
questions éclatent dans toute leur force, la force du droit  d’un peuple
réprimé depuis 50 ans, en dépit de multiples résolutions de l’ONU  et qui
remet en lumière l’exaspération des jeunes qui constituent la moitié de la
population, les frustrations et  les violences:  réfugiés des camps,
prisonniers politiques, confiscation de terres et  développement des
colonies ,  enjeux de  l’eau.

En Mars 2000, à Jérusalem, des journalistes occidentaux avaient parlé de la
visite deJP2 sur l’esplanade du Temple.
Ariel Sharon aujourd’hui fait la preuve par l’horreur qu ’il marchait bien,
protégé par 2000 policiers israeliens, sur l’esplanade des Mosquées, Haram
el Charif à Jérusalem - Est occupée par la force depuis 1967.

Le drapeau de la Palestine est assemblé des cinq couleurs blanche, verte,
noire et rouge  représentant les anciennes tribus arabes du pays.
.Noir, comme le Dimanche noir de Septembre1996 qui avait provoqué la mort de
80 palestiniens à la suite du percement d’un tunnel sous la vieille ville
arabe. Rouge comme ce Vendredi rouge de Septembre 2000.

Comme la chair et le sang d’un peuple qui crie au monde: «  l’Enfant,
l’Enfant ! »

Dans le vieux quartier chrétien Zeitoun- les Oliviers- nous sommes une
poignée à célébrer la messe ce dimanche soir. Chrétiens  arabes de la ville,
employés des consulats étrangers ou sur les chantiers du port,  travailleurs
immigrés du Skri Lanka, et communautés de religieuses indiennes,
jordaniennes ou françaises.  J’angoisse un peu dans ce climat,lourd et
fatiguant; aussi les  petites soeurs de Jésus me rappellent -elles les sept
années dures de l’Intifada qu’elles ont vécu avec les gens du camp de
Chateh.
L’odeur des pneus brûlés arrive jusqu’à nous, odeur de colère et de
révolte. Les hélicoptères de l’armée, les sirènes des ambulances se mêlent
au chant des muezzins..Notre travail aux côtés des palestiniens, notre
soutien à leur cause, c’est au niveau du silence de la foi qu’il  se
comprend et c’est dans leur propre langue que je dis ce soir au milieu des
forces de mort  « :...Ceci est mon Corps livré, ceci est mon Sang
versé...Jésus, l’Homme Nouveau.